BIEN COMMUN DE L’HUMANITE, L’EAU N’A PAS DE PRIX

 [Notre tribune dans « CREA le mag » de novembre]

 Associé-es au collectif de l’eau, nous, écologistes de la CREA et de toutes les collectivités où nous sommes élu-es, nous mobilisons pour un grand service public de l’eau.

La CREA doit revoir ses contrats de gestion privée et décider à terme le retour de chaque commune de l’agglomération dans le champ du service public, en confiant sa production et sa distribution directement à sa régie, comme Laurent Fabius l’a choisi fin 2009 pour les usagers de la banlieue sud et des plateaux Est de l’agglomération.

 Le service public garantit le prix juste, la transparence de gestion, la maîtrise de la politique (écologique, sociale, environnementale) de l’eau par la collectivité, et enfin que chaque euro payé par l’usager soit investi à l’amélioration du service et du réseau.

 70% des habitant-es de la CREA sont aujourd’hui servi-es en eau par une régie publique. Les plateaux nord et ouest de l’agglomération ont aussi le droit de faire partie du grand service public de l’eau qui se dessine dans leur agglomération. Nous nous battons pour cela, en réseau, à travers une mobilisation variée sur le terrain, dans les conseils municipaux, au conseil de la CREA, pour que l’eau reste à tous.

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Notre tribune dans “CREA le mag” de mai

EPR de Penly et nucléaire civil, fatalités étatiques ?

Alors que nombre de nos voisins européens -Autriche, Suède, Italie, Belgique, Allemagne- ont opté, après concertation, pour une sortie à terme du nucléaire civil, notre agglomération se voit imposer la construction d’un nouveau réacteur nucléaire (EPR) à Penly, par un Etat toujours plus soumis aux grands groupes et au tout profit, sans vision ni perspective à long terme de la politique énergétique nationale. Il est impensable de ne pas prendre ici le temps du débat sur les choix énergétiques, ne pas informer les citoyen-ne-s sur les risques et les conséquences liés, ne pas envisager de mettre fin à la culture du nucléaire opaque et obsolète imposée par une droite gaulliste du 20ème siècle, nous infligeant des coûts exorbitants à l’heure des besoins plus urgents -en aide à l’habitat et l’énergie renouvelable, à l’emploi, aux transports- des citoyens d’une région et d’une agglomération rouennaise en crise.

Notre groupe a exprimé, au travers de la question orale posée lors du dernier Conseil de CREA, son vif souhait de concertation et de débat. Le débat public national prendra fin le 24 juillet 2010. Nous y pèserons de tout notre poids et particulièrement lors de la réunion de la Commission Particulière du Débat Public sur Penly 3, le 27 avril prochain à Rouen.

Notre tribune dans “Agglo mag “de novembre 2009

Alors que la fiscalité écologique est prônée par les Verts depuis longtemps, alors qu’elle est imposée aujourd’hui par le gouvernement Sarkozy, il s’agit pas de se tromper de combat : une taxe carbone en faveur des ménages est possible, mais autrement.

Quel intérêt en effet trouver dans un projet de taxe carbone qui épargne les industriels, redistribuée sans critère à tous les français ?

Les Verts proposaient de redistribuer le produit de la taxe aux Français gagnant moins de 1500 euros bruts par mois, soit la moitié des ménages !

 Grâce à cette disposition, l’augmentation de la taxe aurait mécaniquement entraîné une hausse du pouvoir d’achat des plus modestes en dépit du surenchérissement des produits « carbonés ».

 Parallèlement les Verts proposaient de conserver une partie des recettes pour financer un vaste programme de rénovation thermique de l’habitat et de développement des transports en commun. En effet le logement et les déplacements sont tout à la fois les premiers postes dans le budget des ménages et les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

Agir dans le même temps pour la sauvegarde de la planète et contre les inégalités par la redistribution des richesses, c’est ce défi que propose de relever la fiscalité écologique globale et forfaitaire aujourd’hui !

Notre tribune dans “Agglo mag” de septembre 2009

Une Communauté d’agglomération élargie a été amorcée le 9 juillet. Nous devons saisir cette opportunité de bâtir un nouveau projet d’agglomération autour de la notion de « vivre ensemble » chère à la gauche et à l’écologie politique.

Pour cela, il nous faudra savoir relever les défis qui nous attendent :

Le défi de l’emploi, dans une agglomération qui connait plus de précarité qu’ailleurs et avec un tissu économique fragilisé impactant notre cohésion sociale, en engageant une réelle conversion écologique de notre économie ;

Le défi de la mobilité, en optimisant les transports collectifs et en désaturant les déplacements, autour d’un rapport qualité-prix-efficacité attendu par tous ;

Le défi foncier, contre la politique d’étalement urbain, en donnant accès à des logements sains et à loyer modéré en centre d’agglomération pour tous ceux qui le souhaitent, et notamment les classes moyennes et populaires ;

Le défi environnemental enfin, contre la dégradation des conditions de vie liée en particulier aux pollutions et nuisances, en préservant activement les espaces naturels et ruraux et le patrimoine exceptionnel de notre agglomération ;

En conciliant urbanité et ruralité, logique industrielle et résidentielle, relevons ensemble ces défis.

Notre tribune dans “Agglo mag” de juillet 2009

Les résultats des élections européennes et le score sans précédent des écologistes, réunis sous la bannière d’Europe Ecologie, confirment le souhait montant des citoyens que soit prise en compte, à tous les niveaux, l’urgence de répondre aux défis que nous imposent le changement climatique, la mise en danger de la biodiversité, la mutation économique qui nous frappe.

A l’échelle de l’agglomération, cet élan doit se traduire par une concrétisation forte des promesses d’ « éco-communauté » rêvée par les acteurs de la future grande agglomération.

Ainsi il s’agit de renforcer les transports en commun, d’aider au développement des filières de l’économie verte, de soutenir l’habitat écologique, de favoriser l’activité agricole urbaine, de protéger les Boucles de la Seine en les classant, de mettre en œuvre un Agenda 21 d’agglomération à la hauteur des enjeux environnementaux et sociaux.

Les citoyens européens, qui sont les habitants de nos agglomérations, ont exprimé un espoir, à travers leur vote, de plus d’écologie politique. La Communauté d’Agglomération Rouennaise doit saisir cette opportunité d’engager la conversion écologique de notre agglomération pour offrir à ses habitants un avenir qui concilie environnement, emploi et qualité de vie.