BILAN DE MI-MANDAT

Le groupe des élu-es EELV et apparenté-es de la CREA a réuni ses adhérent-es de l’agglomération le samedi 12 février autour du bilan de mi-mandat. Au programme, une synthèse, présentée par les conseiller-es communautaire, des actions menées sur cette première partie de mandat, des combats en cours, des perspectives de fin de mandat, suivie d’un temps d’échange sur les thématiques de l’environnement, l’aménagement et le développement économique, les solidarités et valeurs.

Retrouvez notre bilan en ligne :



 

 

http://www.impression-virtuelle.fr/BILAN.html

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CONSEIL DE CREA DU 28 JUIN 2010 : NOS POSITIONS ET INTERVENTIONS

> MILIEUX NATURELS ET TERRES AGRICOLES

 La CREA propose d’ouvrir de nouvelles terres agricoles et espaces naturels à l’urbanisation sur la commune d’Hénouville.

Pour apprécier cette décision il est important d’avoir en mémoire qu’Hénouville est située dans le Parc naturel des boucles de Seine, au sein de la Boucle de Roumare en cours de classement  et dans le périmètre de contrainte du futur SCOT (schéma de cohérence territoriale) en cours d’élaboration qui normalement interdit toute nouvelles urbanisation tant qu’il n’est pas finalisé.

Cette décision discrédite les discours de la CREA en faveur de la lutte contre l’étalement urbain et porte atteinte à la crédibilité tant de la procédure de classement des Boucles de la Seine que de l’élaboration du SCOT.

Le groupe des élu-es Verts et apparenté-es votera contre cette délibération.

> « ECO »QUARTIER FLAUBERT

La CREA proposera au vote de ce Conseil la création d’une SPLA (Société Publique Locale d’Aménagement) chargée de piloter le développement du futur quartier Flaubert.

Si le groupe des élu-es Verts et apparenté-es est favorable au statut retenu il s’étonne du mode de gouvernance de cette structure et des missions qui lui sont attribuées par ses statuts.

En effet, un « éco quartier » se caractérise principalement par la place accordée à l’environnement et à la participation de ses résidents. Ce n’est pas le cas de cette SPLA dont le Conseil d’administration restreint ne laisse aucune place aux habitants ni à la société civile et dont les objectifs qui lui sont assignés sont pour l’essentiel très éloignés des préoccupations environnementales. Cela a au moins le mérite de la clarté sur  la réalité des ambitions environnementales de la CREA pour le quartier Flaubert.

Le groupe des élu-es Verts et apparenté-es votera contre cette délibération

> OPERATEURS D’ENERGIE : UN TICKET D’ENTREE DANS LES COMMUNES !

Le Conseil devra se prononcer sur la mise en place de partenariats avec les opérateurs d’énergie ERDF et GRDF sur des missions de conseil à l’aménagement urbain. Bien que gratuits, ces partenariats ne sont pas sans poser question.

Pourquoi un tel partenariat gratuit ? L’intérêt économique est évident à réaliser cette prestation d’accompagnement. Ce travail de lobbying vise à orienter les choix énergétiques des communes.

Le dossier GrDF parle d’ailleurs de prise en compte de la protection de l’environnement via le « mix énergétique ».  Traduire consommer du gaz est bon pour l’environnement. Rien de moins qu’une incitation à restreindre le choix à la seule alternative gaz et électricité. Cette position est inacceptable pour les élu-es Verts et apparenté-es de la CREA, en lien avec le combat contre le terminal méthanier d’Antifer. Nous ne pouvons accepter l’institutionnalisation de tels partenariats.

Le groupe des élu-es Verts et apparenté-es votera contre ces délibérations

> LE SCANDALE DES TARIFS DU TRANSPORTS COLLECTIFS

 La CREA se distingue une fois de plus en matière de politique des transports en soumettant ce jour en Conseil une augmentation globale de 3,1% des tarifs à compter du 1er septembre 2010 qui tranche en période de crise.

Elle justifie cette augmentation par la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du réseau de transport unique sur lequel les voyageurs seront munis de titre unique et des améliorations sensibles de l’offre de transport.

Ces augmentations constituent une véritable injustice au regard de l’évolution du coût de la vie. En effet, l’inflation en 2009 était de 0,1% et les prévisions 2010 sont de 2% ce qui contraste avec l’augmentation de 4,5% des abonnements mensuels et annuels !

Enfin, on peut s’interroger sur la portée pédagogique d’une telle décision qui associe l’amélioration de la qualité des services publics à une forte augmentation des tarifs. Après cela il y aura-t-il encore un usager favorable au développement des transports en commun ?

> LANCEMENT DU PLAN LOCAL D’EDUCATION A L’ENVIRONNEMENT

La CREA lancera à l’occasion de ce Conseil son plan local d’éducation à l’environnement sous le pilotage de Marie Savoye, conseillère communautaire déléguée à l’éducation à l’environnement.

Ce vaste chantier, qui touche des sujets aussi variés que les déplacements, l’air, l’eau, les déchets, la préservation des espaces naturels vise avant tout le jeune public, futurs éco citoyens.

Le groupe des élu-es Verts et apparenté-es votera pour cette délibération.

> CONTOURNEMENT EST ET AXE SEINE

Le Président fera un point sur le contournement Est et l’axe Seine (ferroviaire) en réunion des Vice-Présidents.

C’est l’occasion pour le groupe des élues Verts et apparenté-es de rappeler ses positions sur ces deux sujets.

Son opposition au projet s’appuie de contournement Est non seulement sur son coût prohibitif, un milliard d’euros, ses nuisances  environnementales, l’absence d’impact significatif sur la circulation, mais aussi sur son délai de réalisation, 2025, soit bien après le pic du pétrole.

Le contournement Est plus que jamais un anachronisme. Il est urgent de réaffecter les crédits provisionnés à la réalisation de transports en commun.

Concernant l’axe Seine et la ligne LGV, le groupe est favorable à la proposition de ligne à haute performance réalisée dans des coûts et des délais raisonnables. Il est cependant opposé à toute solution qui consisterait à créer une ligne nouvelle pour  mettre Le Havre à 1h15. Le coût serait prohibitif pour les pouvoirs publics, entre 7 et 9 milliards d’euros, mais gageons-le également pour les utilisateurs, qui verront le prix de leur billet augmenter. Sans compter que le développement d’une ligne LGV risque de se concrétiser au détriment des lignes régionales.

Il y a urgence à régler les difficultés des usagers du train et du fret. Aussi, le groupe des élu-es Verts et apparenté-es appelle ses collègues à ne pas céder aux sirènes des « trains magiques ».

Que souhaitons-nous pour les TC entre Rouen et Elbeuf ?

 [Conseil de CREA du 29/03/10 – Délibérations 24 sur le contrat de DSP liaison TC « Rouen Elbeuf »]

Intervention de Jean-Paul Camberlin, conseiller communautaire

 Cette délibération, en application de la LOTI, vu la modification du PTU suite à la CREA, est pour nous l’occasion d’évoquer l’évolution souhaitable des TC entre Rouen et Elbeuf.

Rappelons l’état des lieux actuel : ce n’est pas moins de 4 réseaux qui sont impliqués dans l’écoulement des trafics entre ces deux pôles urbains, deux réseaux urbains TAE et TCAR, le département VTNI et la région pour les TER.

 D’où 4 exploitants, 4 tarifications différentes, 4 signalétiques différentes, d’où pour les usagers devant utiliser successivement plusieurs de ces moyens de déplacement, une incompréhension totale et une perception d’injustice dans la tarification.

 Evoquons les insuffisances actuelles des infrastructures ferroviaires : pour mémoire, il existe entre Rouen et Elbeuf deux lignes de chemin de fer : l’une exploitée, Mais l’offre actuelle est insuffisante : il faudrait tendre vers un cadencement aux 30 minutes pour la rendre vraiment attractive, de plus elle ne dessert pas le centre d’Elbeuf ; l’autre non exploitée pour le service des voyageurs ; fermée depuis bientôt 50 ans ; mais qui présenterait le grand avantage de desservir la gare centrale d’Elbeuf.

 Constatons un partage modal encore hyper favorable aux mobilités individuelles motorisées : les études préparatoires ont situé entre 11 000 et 12 000 le nombre des déplacements quotidiens entre les pôles urbains rouennais et elbeuvien.

Le trafic local des TER est de l’ordre de 1000 voyages quotidiens, et celui des dessertes routières départementales est du même ordre de grandeur. Il est donc facile d’en déduire que la part modale de l’automobile frôle les 80 %.  Nous sommes loin du développement durable, Alors que faut-il faire ?

 Il y a nécessité de fusionner les réseaux et d’évoluer vers une offre lisible et unifiée : un préalable à toute utilisation des transports en commun est d’en connaître l’existence et de pouvoir accéder aisément aux informations relatives aux itinéraires et aux horaires des dessertes

D’où la nécessité d’adopter sans tarder les mesures suivantes :

–          la mise en place d’une signalétique commune (poteaux, identification des lignes…) ;

–          l’édition d’un guide multimodal (bus, train…) couvrant tout le territoire de la CREA ;

–          la diffusion la plus large possible de tous ces documents (guide, plan, fiches horaires) ;

–          l’ouverture d’un site internet synthétisant l’ensemble de ces informations et permettant le calcul d’itinéraires.

 Evoquons les difficultés à surmonter pour établir la continuité tarifaire : les choses ne sont pas simples pour harmoniser les tarifs des deux réseaux urbains, compte tenu des disparités existantes, mais surtout des coûts d’exploitation facturés par la SNCF (20 € / km, contre 4 € pour un bus).

En conclusion, les possibilités de mieux utiliser les moyens existants que nous demandons

– d’envisager une réouverture à court terme de la ligne de chemin de fer desservant la gare d’Elbeuf ville

– de faire un forcement des liaisons ferroviaires directes Rouen – Elbeuf en activant des sillons Rouen – Caen actuellement inutilisés.

– la nécessité de refondre et de rééquilibrer l’offre bus, Lorsqu’un TCSP ou un BHNS desservira le Parc Expo, la ligne nord sud par l’Est, tant attendue par les usagers depuis sa suppression par la municipalité de droite de Rouen, sur laquelle la ligne 32 pourrait être rabattue. Où des fréquences de 20 seraient les bienvenues.