Nouveau groupe d’élus écologistes à la CREA (notre tribune dans le CREAmag de juin 2014)

La nouvelle assemblée de la CREA est issue des élections municipales de mars dernier, où les délégués intercommunaux étaient fléchés. Nous saluons ce progrès qui devra se poursuivre en 2020, avec l’élection au suffrage direct des élus métropolitains.

Dans ce mandat où naitra la Métropole, les élus écologistes et apparentés,avec Jean-Michel BEREGOVOY, David CORMAND, Mikaela DELAMARE, Fatima EL KHILI, Stéphane MARTOT, Céline MILLET, Cyrille MOREAU et Prisca THELLIER, défendront la voix des citoyens qui les ont portés à la CREA : avec une mobilité durable offrant un réel choix aux usagers ; avec une maîtrise foncière qui protège, dans le cadre du Schéma de Cohérence Territorial et du Plan Local d’Urbanisme intercommunal, les espaces naturels et ressources en eau, et qui favorise une logistique urbaine multimodale au détriment du routier ; avec une réduction de nos déchets, moins d’incinération et plus de recyclage ; avec la création en 2015 du service public de l’énergie vecteur d’emplois et d’efficacité énergétique ; avec une vision économique tournée vers la reconversion et la diversification (tertiaire, tourisme, économie sociale & solidaire) et enfin avec une citoyenneté renforcée.

Nous avons inscrit ces sujets dans notre accord de majorité et nous les défendrons sur tous les fronts pendant ce mandat 2014-2020 !

Plan d’actions agricole : notre tribune dans le CREAmag de février 2014

Le plan d’actions agricoles mis en place en 2012 par la CREA répond à un double objectif :
– protéger la ressource en eau et la biodiversité du territoire,
– satisfaire la demande des consommateurs en produits agricoles locaux de qualité.

Ce dispositif s’inscrit en complément des aides agricoles apportées par les financeurs habituels dans ce domaine : l’Europe, l’Etat, la Région, le Département.

Plus de dix projets ont déjà été aidés en 2012-2013. Les dossiers de candidatures pour 2014, qui vont être sélectionnés prochainement, sont nombreux.

A un moment où nos ressources en eau potable connaissent de graves problèmes de pollution par les pesticides d’origine agricole, où la production bio locale ne suffit pas pour répondre à la demande, où l’agriculture intensive, fortement présente dans notre région pour notamment la production de céréales de faible qualité destinées à l’exportation, largement subventionnée par la PAC, utilisatrice de quantités très importantes de nitrates et de pesticides, il est particulièrement important que la CREA, par ce plan d’actions, se positionne clairement pour une agriculture de proximité respectueuse de la santé des agriculteurs, des consommateurs et de l’environnement.

Etat de l’eau : notre tribune dans le CREAmag de décembre 2013

Chaque rapport annuel sur l’eau potable confirme l’importance des pollutions sur certains territoires de la CREA. Le dernier (2012)souligne notamment les défaillances sur le captage de Fontaine-sous-Préaux, desservant une partie de Rouen et le nord de la CREA, pollué par des pesticides d’origine essentiellement agricole qui ont amené le Préfet à accorder une dérogation à la CREA pour continuer à distribuer une eau non conforme, le temps de régler le problème.

 Mais le problème est loin d’être réglé : ce captage classé prioritaire, qui a bénéficié d’unplan d’actions censé mettre fin aux pollutions, n’a pour seule ambition, après 4 ans d’études, que de réduire la quantité d’herbicides épandue de 0 à 20%, cela sur 30% de la surface cultivée du bassin d’alimentation visé, sur la base du volontariat de quelques agriculteurs…

Rien n’est fait pour infléchir le modèle productiviste de l’agriculture intensive qui, à coups de nitrates, pesticides et subventions de la PAC, produit sur nos terres des céréales à bas prix exportées vers le Maghreb et le Moyen-Orient. Aucune concession n’est possible, pas même pour protéger nos ressources en eau destinées à l’alimentation humaine !

 Il aurait été si simple d’interdire l’épandage des herbicides incriminés sur le bassin d’alimentation du captage. Mais qui a ce courage ?

PDU : notre tribune dans le CREAmag d’octobre 2013

Le projet de Plan de Déplacements Urbains (PDU) a été arrêté en Conseil communautaire avant l’été.

Sur le contenu, ce document cadre s’est beaucoup amélioré par rapport à un an, intégrant des projets forts en matière de restructuration : Arc nord-sud, desserte des plateaux est, projet de bus à haut niveau de service sur les plateaux nord, en rocade sur la rive gauche, interdiction des poids lourds hors desserte locale… Nous saluons cette première vision d’avenir pour la mobilité dans notre agglomération, à laquelle nous avons œuvré, qui devra prévoir encore des infrastructures et une cohérence globale renforcée.

Il reste que dans ce PDU une autre vision cohabite, incompatible : c’est celle qui conforte les acteurs du territoire dans le choix du « tout routier » et continue de revendiquer l’illusion du contournement Est comme une solution à tout, alors qu’il ne résoudra rien.

Pour l’emprunter, les usagers devront prendre un péage. Or, tous ceux qui le pourront l’éviteront. Le milliard d’euros investi dans le contournement Est fera cruellement défaut pour construire les vraies alternatives à la route : transports de marchandises par le fleuve ou le rail, transports collectifs, parkings P+R, mobilité douce. Nos habitants seront contraints de continuer à utiliser leurs voitures et à regarder passer les camions…

Des solutions pour concilier emploi et environnement : notre tribune dans le CREA Mag de l’été 2013

Dans un contexte économique difficile qui touche particulièrement la CREA (taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, revenu par ménage inférieur) nous devons accélérer la transition économique de notre territoire et inventer notre sortie de crise. Comment ?

En pariant de façon réaliste sur l’avenir, avec le choix d’une stratégie équilibrée et variée :
– autour de la conversion de l’économie lourde (tissu industriel et bâtiment) vers les technologies vertes et progressistes, pour donner à tous un accès à l’emploi ;
– en diversifiant les activités économiques légères, le développement du tertiaire, de l’agriculture durable et du tourisme.

La CREA a entamé le redéploiement de son offre touristique, ce qui est une bonne chose si nous allons au bout de la stratégie. A l’instar des investissements pour l’industrie, le pari touristique a un coût qui doit être porté par les collectivités et les professionnels, en misant plus sur notre patrimoine naturel, gastronomique et historique, sur la qualité d’accueil et d’hébergement, la richesse et la variété de l’offre culturelle. Cette nouvelle donne économique permettra un réel redéploiement d’emplois non délocalisables.

Nous écologistes défendons des solutions pour concilier emploi et environnement, industrie et tertiaire, pour que chacun trouve sa place sur notre territoire.

Pour le groupe des élu-es EELV de la CREA,
Cyrille Moreau, Président

Nouveau quartier Flaubert : notre tribune dans le CREA Mag de mai 2013

L’aménagement du quartier Flaubert sur une friche industrielle à l’ouest de notre agglomération constitue pour les écologistes, dans une zone à fortes contraintes, un véritable enjeu d’agglomération  pour lutter contre l’étalement urbain qui détruit l’environnement, consomme des terres agricoles et renforce la précarité énergétique des ménages de notre agglomération.

Mais cet aménagement doit intervenir après avoir analysé l’ensemble des risques potentiels : proximité de l’usine Lubrizol, risque lié aux inondations, traitement des sols pollués et circulation des marchandises dangereuses via la sud III et les voies ferroviaires. Les élu-es écologistes se sont engagés pour que soient traité l’ensemble des risques avant création de la ZAC Flaubert.

Ils défendront également un aménagement le plus qualitatif possible : présence maximale d’espaces verts adaptés et non privatifs, en gestion différenciée sans phyto, priorité aux piétons et aux modes actifs, immeubles à performances énergétiques passives ou positives, mixité sociale, cela dans un quartier vivant qui prévoit des lieux dédiés aux activités non marchandes et laisse l’opportunité à ses habitants de s’approprier leur nouveau mode de vie.

Si l’ensemble de ces conditions sont réunies, alors le quartier Flaubert pourrait mériter l’appellation d’eco-quartier.

Pour les élu-es EELV de la CREA,
Cyrille Moreau, Président

Accident Lubrizol : notre tribune dans le CREA Mag de mars 2013

L’accident survenu le 21 janvier à Lubrizol, ressenti jusqu’à Paris et en Angleterre, nous rappelle que les risques industriels ne sont jamais totalement maîtrisés.

Lors de cette crise, la Préfecture a totalement failli dans son obligation d’information des citoyens. La communication a été tardive, partielle et plus de 15 jours après l’accident, la nature exacte des produits chimiques diffusés dans l’atmosphère n’était toujours pas connue.

L’Etat doit revoir complètement ses procédures d’alertes.
Dans l’intervalle deux enquêtes ont été ouvertes, l’une administrative l’autre judiciaire pour « mise en danger de la vie d’autrui ». Espérons qu’elles pourront faire toute la lumière sur la nature de l’accident, ses causes et conséquences en matière de santé publique.

Les pouvoirs publics ont un devoir de transparence envers les habitant-es de notre agglomération mais aussi des 300 salarié-es qui travaillent tous les jours au sein de cette entreprise.

A ce jour la poursuite d’activité de Lubrizol ne peut se faire qu’à condition que l’ensemble des risques soient connus, les investissements de mise en sécurité réalisés aux frais de l’entreprise, et les habitant-es informé-es, avec une vraie politique de gestion des risques, au-delà de Lubrizol, mise en place par l’Etat avec le soutien et le contrôle des collectivités locales.

Pour le groupe des élu-es EELV de la CREA,
Le Président,
Cyrille Moreau