Vague verte le 28 novembre !

À un an de la décisive 21ème conférence-climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015, les écologistes se mobilisent et organisent l’opération “Vague verte“ qui déferlera dans la France entière, au cœur de nos territoires (gares, marchés, stations de métro..) le vendredi 28 novembre.

Retrouvez la carte de France de toutes les opérations « Vague Verte ».

Il s’agira, à travers la distribution d’un journal gratuit “Ecolonews“ -dont le titre “L’année sera chaude“ résume l’urgence climatique- d’éveiller les consciences et d’impulser le sursaut citoyen et démocratique indispensable à la réussite de Paris 2015 et capital pour gagner la bataille climatique.

Cette opération sera relayée sur les réseaux sociaux grâce aux photos accompagnées des hashtags #VagueVerte #EELV

http://eelv.fr/2014/11/24/mobilisation-vague-verte-le-28-novembre/

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Participez à nos cafés citoyens pour une Métropole durable !

Le 1er janvier 2015, la CREA deviendra Métropole. Depuis les élections de mars 2014 les services et les élus des communes et de l’agglomération préparent cette transformation. Dans cette perspective, les groupes politiques de la CREA sont sollicités sous la forme d’une contribution qui viendra enrichir le projet métropolitain.

Nous, élus écologistes, souhaitons co-élaborer notre contribution avec les acteurs-trices de la société civile qui souhaitent faire entendre leur voix, afin que soit prise en compte leur expertise associative ou citoyenne dans cette étape historique pour notre territoire.

Nous organisons dans le cadre de cette démarche ouverte, une série cafés citoyens dans plusieurs lieux de l’agglomération   :

– le 18/09 à Mt-St-Aignan
De 20h à 22h à l’AS des Coquets (place des coquets, T1 arrêt Les Coquets)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique énergétique dans une Métropole durable ? »

– le 25/09 à Rouen
De 18h à 20h, au café l’Authentique (place de la Mairie de Rouen)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique d’habitat dans une Métropole durable ? »

– le 9/10 à Petit-Quevilly
De 18h30 à 20h30, au Bar la Tallandière (sur la place de l’immeuble de Seine Innopolis, métro Jaurès)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Comment se déplace-t-on dans une Métropole durable ? »

– le 16 octobre à Canteleu
De 18h30 à 20h30, à l’Agora (Centre A. Calmat, Avenue Buccholz, T3, arrêt Hôtel-de-Ville)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Métropole durable et environnement ! »

Ces cafés citoyens seront l’occasion de s’informer sur le passage en Métropole et de recueillir les avis, inquiétudes, priorités des acteurs territoriaux présents.

Rejoignez-nous pour participer à notre démarche ouverte !

Enfin, au-delà de ces réunions, nous sommes à  disposition de tous pour échanger, par mail, courrier ou lors d’un rendez-vous qui vous conviendra, sur votre vision et vos priorités en matière de construction métropolitaine, afin d’en tenir compte dans notre démarche (utilisez notre formulaire de contact).

Nous élaborerons, à l’issue de ce processus, notre contribution « Pour un projet de Métropole durable » présentée à l’exécutif de la CREA et à la presse.

Pour le groupe des élu-es écologistes de la CREA / future Métropole Rouen Normandie
Cyrille Moreau, Président

Seine Ecopolis : une pépinière pour développer l’éco-construction !

[Communiqué de David Cormand, Conseiller communautaire Délégué au développement de la filière de l’éco-construction]

Le secteur de l’éco-construction a un fort potentiel de développement en France et dans notre agglomération. De quoi s’agit-il?

Consommer moins d’énergie

Depuis le grenelle de l’environnement, de nouvelles normes de constructions imposent des performances énergétiques plus efficaces. L’objectif est de tendre vers la construction de logements et de bâtiments à énergie passive, voire à énergie positive (c’est-à-dire qu’ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment).

Mais au-delà des enjeux autour de la construction neuve, il y a également le chantier de la rénovation des constructions existantes. L’objectif est d’améliorer la performance énergétique de l’ancien.

Consommer moins d’énergie, cela permet de réduire les factures des ménages, des entreprises et des collectivités. Cela permet également de diminuer les pollutions et les émissions de carbone.

Produire de l’énergie renouvelable

Dans le même temps, le secteur de la construction doit développer l’équipement des bâtiments avec des productions énergétiques : panneaux solaires pour l’eau chaude, panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité, biomasse, géothermie. Il s’agit de produire à proximité des lieux de consommation.

Utiliser des matériaux durables

Le secteur du bâtiment doit aussi être en capacité de proposer des matériaux de construction durables : bois, lins, chanvre.
Depuis 2009, David Cormand est en charge, à la CREA, du développement de la filière de l’éco-construction. La pose de la première pierre de la pépinière d’entreprises Seine ECOPOLIS constitue un des leviers qui vise à favoriser le développement de cette filière dans l’agglomération. Cette pépinière a pour objectif de réunir des professionnels du secteur afin de favoriser une émulation positive pour l’éco-construction.

Mais il est essentiel que le secteur soit accompagné par un environnement favorable. La commande publique doit soutenir le secteur de la construction, notamment par un volontarisme fort en matière de construction et rénovation de logements, notamment sociaux. La TVA dans la construction et le bâtiment, qui vient d’être remontée à 7% doit être remise à 5,5%.

En effet, ce secteur est fragile. Les prévisions pour 2013 sont inquiétantes en matière d’emplois. Ces emplois, par définition non-délocalisables, doivent être soutenus.

La formation des professionnels du secteur doit être renforcée pour que les nouvelles normes et techniques soient diffusées et connues par les différents acteurs. Les filières manquent encore de structuration avec des garanties suffisantes : recherches et développement pour les nouveaux matériaux, certifications, programmes de formation, labels, garanties décennales.

Pour développer massivement cette filière d’excellence dans la construction, un accompagnement ambitieux du secteur doit être assumé par les différentes collectivités en fonction de leurs compétences respectives.

Pour les écologistes, la pose de cette première pierre est un premier pas en faveur de l’innovation dans un domaine porteur tant en matière économique, social et environnemental.

Rappelons que les perspectives en matière d’emplois dans les secteurs de l’énergie renouvelable et l’éco-construction sont de plusieurs centaines de milliers en France, et plusieurs milliers dans notre région.

La lettre de Mme Bérégovoy au Préfet de Haute-Normandie

La lettre de Véronique Bérégovoy, vice-présidente à l’environnement de la Région, adressée ce jour au Préfet de Haute-Normandie sur la catastrophe industrielle survenue sur le site de Lubrizol – Rouen :

ROUEN, le 22 Janvier 2013

 » Monsieur le Préfet,

En tant que Vice-présidente à l’environnement de la Région Haute-Normandie, j’ai eu la charge de co-piloter l’élaboration du Plan Régional de la Qualité de l’Air (PRQA) et plus récemment avec vos services le Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) en cours d’enquête publique.

A ce titre, confrontée à ce que vous qualifiez « d’incident » survenu sur le site de l’usine Lubrizol dans l’agglomération rouennaise, j’ai essayé d’obtenir des informations pour apprécier la nature du risque concernant cet accident.

Force et de constater qu’il m’a été difficile d’obtenir une information claire et précise et que les quelques éléments portés à ma connaissance ont rapidement été remis en cause par l’évolution des évènements.

J’en conclu que nos concitoyens et en particulier les habitants de la CREA ont du se trouver fort démunis face à cette situation. Cela souligne la défaillance des pouvoirs publics en matière d’information et de transparence sur un accident industriel.

D’ailleurs, je me permets de porter à votre attention que le Mercaptan n’est pas aussi inoffensif que les communiqués de la Préfecture ont bien voulu laisser entendre. En effet, par la voix de votre Directrice de cabinet, vous communiquez sur le fait qu’il n’y a aucun danger et que le niveau de pollution mesuré est très inférieur au seuil d’alerte de 100 ppm. Alors que dans le même temps vous précisez que les niveaux de gaz mesurés en sortie de cheminée sont déjà à 80 ppm ce qui vient contredire vos déclarations rassurantes.

J’en suis d’autant plus inquiète que la fiche toxicologique du Mercaptan précise qu’il est toxique par inhalation. En outre, même lorsque celui-ci est présent en deçà des seuils d’alerte, il est particulièrement incommodant pour les personnes les plus sensibles et notamment celles souffrant d’affections respiratoires et cutanées chroniques. N’oublions pas non plus que notre société compte de plus en plus de personnes ayant développé une ultra-sensibilité à l’exposition aux produits chimiques.

Aussi, Monsieur le Préfet, ce n’est pas parce que le danger n’est pas mortel qu’il ne faut pas prendre de précautions: le Ministère de l’Intérieur aurait dû appeler à la vigilance et demander aux riverains et aux personnes sensibles de rester confinées chez elles pour ne pas saturer les pompiers d’appels – à juste titre – anxieux.

Par conséquent, je vous demande solennellement de bien vouloir en toute transparence informer l’ensemble des pouvoirs publics et habitants des communes exposées à cette fuite de gaz.
Nous sommes en droit de connaitre le déroulé exact de cet accident, son origine, sa nature, les risques auxquels la population est exposée, les mesures qui seront prises pour que cela ne se reproduise pas.

Dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Préfet, mes salutations respectueuses.

Véronique BEREGOVOY »

LUBRIZOL : USINE A RISQUE EN PLEIN CŒUR DE VILLE !

[Communiqué des élu-es EELV CREA, ville de Rouen, Région Haute-normandie]

Catastrophe industrielle

Le 21 janvier 2013, à partir de 8h du matin, une fuite de mercaptan sur le site de Lubrizol a eu comme conséquence de répandre une odeur extrêmement désagréable, provoquant de nombreux maux de tête et des gênes respiratoires auprès des populations du département, allant même jusqu’à Paris.
D’après Paris-Normandie, la préfecture aurait communiqué l’information hier à 12h54, alors même que l’entreprise Lubrizol a choisi de communiquer à minima.

Les écologistes Haut-normands dénoncent cette situation surréaliste en matière de gestion des risques industriels sur notre territoire.

Le droit à l’information !

L’entreprise, la préfecture de Seine-Maritime et le ministère de l’Intérieur ont répété que ce dégagement était « non toxique » et que d’ailleurs on se situait en-dessous des normes… des normes de toxicité ? Est-ce aussi parce que ce n’est pas toxique que le match Rouen-Marseille est annulé ce soir ?

Ce nouvel accident industriel fait encore une fois la preuve que la désinformation officielle est bien au cœur du problème. Beaucoup ont appris cet accident et ses conséquences par les réseaux sociaux et le bouche à oreille. D’une manière générale, qui serait vraiment capable dans la population de préciser les risques auxquels nous sommes exposés, où obtenir l’information et quelle attitude adopter en cas d’accident majeur ? Ce qui provoque angoisse, rumeur et désorganisation : les services d’urgence ont été rendus inopérationnels car saturés d’appels et des consignes contradictoires ont été données par différents organismes.

Nous écologistes, demandons que soient systématiquement appliquées des procédures d’information établies et qu’à chaque crise soient faites des réponses claires pour mesurer la réalité du risque : pourquoi la fuite n’a pas été maitrisée avant émanation ? De quel gaz précis s’agit-il ? Quelles concentrations ont été mesurées par rapport aux normes concernées ? « Les habitants de l’agglomération doivent légitimement être informés, en toute transparence, des conséquences d’une fuite de gaz, qui se propage sur l’ensemble de l’agglomération en quelques heures, et qui atteint rapidement Paris et sa région. » revendique Pascal Magoarou, Vice-Président écologiste à l’environnement à la CREA.

Le droit à la sécurité !

Cette nouvelle fuite relance le débat de la gestion des risques industriels au travers des PPRT (Plan de prévention des risques technologiques) et de leur compatibilité avec le nécessaire développement urbain. Notre territoire est emblématique du modèle de développement économique basé sur les énergies fossiles et l’industrie chimique qui fait peser dans nos villes une menace permanente sur les habitants.

« On ne peut négliger l’extrême fragilité des sites industriels en zone urbaine, où un accident peut survenir à tout moment. Quelle est l’efficacité des plans de prévention des risques technologiques ? » interroge Jean-Michel Bérégovoy, Co-président du groupe EELV à la ville de Rouen. « On a dénoncé, lors de l’élaboration du PPRT Lubrizol en avril 2010, la séparation du PPRT en 2 zones qui ne nous semblait pas pertinente. La délibération proposée précisait d’ailleurs que la Ville n’avait pas connaissance de tous les éléments pour décider en toute connaissance de cause. Les mesures prises pour assurer la sécurité des personnes (expropriation et sécurisation) dans les entreprises à risque en fonctionnement ici et ailleurs (71 sites Seveso sur notre agglomération) sont insuffisantes. L’usine Lubrizol est, rappelons-le, située en limite de futur écoquartier Flaubert ! ».

Pourquoi en effet une telle surprotection des entreprises industrielles et portuaires ? Ce n’est en outre pas la première fuite de mercaptan chez Lubrizol. Comment est-il possible que ne soit pas remis en cause le privilège exorbitant d’un industriel qui a ainsi le « droit » de nuire à la qualité de vie et à la santé de millions d’habitants, probablement en toute impunité ? L’entreprise Lubrizol est au cœur d’enjeux économiques importants pour la zone rouennaise, où elle a choisi d’étendre ses activités industrielles au détriment du site d’Oudalle (près du Havre).

Responsabilité publique et application des PPRT

Au-delà de cet accident, il faut s’interroger sur une organisation qui autorise une telle concentration d’usines en zone urbaine dense, et réfléchir à la définition du risque acceptable.

Et, sujet directement lié, il faut aussi revenir sur les moyens à disposition des communes et des habitants pour se protéger quand le risque est là, de toute façon. Car la baisse des aides prévues dans le Grenelle, de 40% à 15%, fait reporter sur les seuls habitants la totalité de la responsabilité des risques industriels, en n’ayant d’autre choix que de prendre en charge les travaux nécessaires à leur protection.

Nous élu-es écologistes proposons, dans l’attente d’une disposition nationale obligeant les industriels à assumer leur responsabilités, de constituer un fond public d’aide aux résidents pour la réalisation des travaux prescrits dans le PPRT.

Les Président-es de groupe EELV de la Région, de la CREA, de la Ville de Rouen

David Cormand, Cyrille Moreau, Francoise Lesconnec et Jean-Michel Bérégovoy