Futurs aménagements de la ligne T4 : l’avis des élus écologistes

Du 2 au 29 avril se déroule la concertation pour les futurs aménagements de la ligne T4. En effet, à partir de 2018, cette ligne relaiera la place du Boulingrin au zénith en passant par le boulevard des Belges, en quasi site propre de la rive droite jusqu’au rond-point des Bruyères.

Nous, élus écologistes nous nous félicitons de ces futurs aménagements que nous défendons depuis des années. Ils permettront d’améliorer notre réseau de transport en commun en proposant une ligne rapide et fiable du nord au sud de notre agglomération en passant par l’ouest de Rouen.

Néanmoins, certains aménagements nous questionnent.

# Nous attirons l’attention sur l’enjeu majeur de la correspondance entre les deux axes de transport structurant (ligne T4 et les lignes TEOR) en bas du boulevard des Belges. Celle-ci doit s’effectuer dans les meilleures conditions de sécurité et de confort à l’image de la correspondance du théâtre des arts ou de celle avec la ligne 7 c’est à dire sur un même plateau piétonnier et sans traversée d’axes automobiles. En effet, il serait préjudiciable à la performance de la ligne, son attractivité et à la sécurité des passagers en correspondance, que ces derniers aient les boulevards et les quais à traverser pour se rendre d’une station à une autre.

# Nous regrettons également que n’ait pas été étudiée la déviation d’une partie du trafic descendant des plateaux sur le boulevard des Belges. En effet l’importance du trafic arrivant sur les boulevards a poussé la Métropole à choisir de maintenir deux voies de circulation dans chaque sens ; or pour un aménagement optimal et apaisant il aurait fallu ne maintenir qu’une seule voie de circulation dans chaque sens.

L’aménagement de la ligne T4 aurait dû être l’occasion de requalifier ce boulevard, assimilable aujourd’hui à une véritable autoroute urbaine.

# Nous regrettons qu’un arrêt au croisement de la rue de Crosne / avenue Flaubert et du boulevard des Belges n’ait pas été retenu ; en effet ces rues constituent un des axes naturels d’échange piétonnier entre les quartiers ouest et le centre-ville. .

# Nous nous interrogeons également sur l’aménagement des pistes cyclables sur les boulevards entre le boulingrin et la gare. En effet celles-ci seront placées entre la voie de circulation automobile et les places de stationnement, ce qui se révèle dangereux. Pour la sécurité des cyclistes, elles devraient être placées soit le long de la voie Bus, soit entre les places de stationnement et le trottoir.

# Enfin, pour la sécurité des piétons, nous demandons que les traversées piétonnes soient sur des plateaux surélevés.

Nous espérons que cette concertation sera réelle et que les habitant-es seront écouté-es.

Pour le groupe Métropole,

Le président

Cyrille MOREAU

 

Pour le groupe de la Ville de Rouen,

Les co-présidents

Françoise LESCONNEC &

Jean-Michel BEREGOVOY

Participez à nos cafés citoyens pour une Métropole durable !

Le 1er janvier 2015, la CREA deviendra Métropole. Depuis les élections de mars 2014 les services et les élus des communes et de l’agglomération préparent cette transformation. Dans cette perspective, les groupes politiques de la CREA sont sollicités sous la forme d’une contribution qui viendra enrichir le projet métropolitain.

Nous, élus écologistes, souhaitons co-élaborer notre contribution avec les acteurs-trices de la société civile qui souhaitent faire entendre leur voix, afin que soit prise en compte leur expertise associative ou citoyenne dans cette étape historique pour notre territoire.

Nous organisons dans le cadre de cette démarche ouverte, une série cafés citoyens dans plusieurs lieux de l’agglomération   :

– le 18/09 à Mt-St-Aignan
De 20h à 22h à l’AS des Coquets (place des coquets, T1 arrêt Les Coquets)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique énergétique dans une Métropole durable ? »

– le 25/09 à Rouen
De 18h à 20h, au café l’Authentique (place de la Mairie de Rouen)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique d’habitat dans une Métropole durable ? »

– le 9/10 à Petit-Quevilly
De 18h30 à 20h30, au Bar la Tallandière (sur la place de l’immeuble de Seine Innopolis, métro Jaurès)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Comment se déplace-t-on dans une Métropole durable ? »

– le 16 octobre à Canteleu
De 18h30 à 20h30, à l’Agora (Centre A. Calmat, Avenue Buccholz, T3, arrêt Hôtel-de-Ville)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Métropole durable et environnement ! »

Ces cafés citoyens seront l’occasion de s’informer sur le passage en Métropole et de recueillir les avis, inquiétudes, priorités des acteurs territoriaux présents.

Rejoignez-nous pour participer à notre démarche ouverte !

Enfin, au-delà de ces réunions, nous sommes à  disposition de tous pour échanger, par mail, courrier ou lors d’un rendez-vous qui vous conviendra, sur votre vision et vos priorités en matière de construction métropolitaine, afin d’en tenir compte dans notre démarche (utilisez notre formulaire de contact).

Nous élaborerons, à l’issue de ce processus, notre contribution « Pour un projet de Métropole durable » présentée à l’exécutif de la CREA et à la presse.

Pour le groupe des élu-es écologistes de la CREA / future Métropole Rouen Normandie
Cyrille Moreau, Président

Camions en centre ville : à qui profite le crime ?

[Communiqué du 5 février 2013]

Un certain nombre d’acteurs économiques, notamment les opérateurs portuaires, les représentants des transporteurs routiers, la chambre de commerce et d’industrie de Rouen, font depuis plusieurs semaines le forcing auprès des autorités de l’Etat et des collectivités (ville de Rouen, CREA) pour que les camions reviennent dans le centre-ville, notamment sur les quais rive droite et rive gauche de Rouen.

Ils prétendent que le détour qu’on leur fait faire, par l’A29 et l’A150, pour accéder au port depuis l’accident du pont Mathilde, est économiquement insupportable, en plus de s’acquitter d’un coûteux péage pour les 16 km de l’A29 (beaucoup de camions préfèrent de ce fait envahir la D929 entre le Pucheuil et Tôtes). Ce sont les mêmes qui réclament un contournement est, et le péage indispensable qui irait avec d’après les études de faisabilité…

Dans leur démonstration, ils développent uniquement les aspects économiques et passent sous silence le volet environnemental, et notamment l’impact sanitaire de la circulation des camions en coeur d’agglomération. Alors parlons-en justement :

Une récente étude européenne, dénommée APHEKOM, a mis en évidence que la pollution de l’air était responsable d’une centaine de décès prématurés par an à Rouen. La circulation de camions et voitures est une des principales causes de la pollution de l’air en coeur d’agglomération.
En outre, Air Normand a démontré que, depuis l’accident du pont Mathilde, l’engorgement de la circulation, malgré la décision appropriée du Préfet de détourner les camions du centre-ville, a eu pour conséquence une élévation de 17 à 20 % de la pollution de l’air. On peut en déduire que l’impact sur la santé des riverains est accru d’autant.

Mais tout cela ne semble pas problématique aux acteurs économiques dont on parle… On peut encore y ajouter les camions, tant pis pour la santé des habitants et tant pis si les camions sont eux aussi bloqués dans les embouteillages…

Ces positions sont d’un autre âge ! On ne peut continuer à nous faire mener par ceux qui prétendent orienter les choix de notre agglomération au nom d’une « attractivité » en réalité réduite aux seuls intérêts étroits, de court terme, de la poignée d’entreprises qu’ils représentent, et cela au prix de notre environnement, de notre santé ou de notre sécurité et au prix de la dégradation durable de l’image de notre ville et de notre région, qui coûte en réalité bien plus cher à nos collectivités et nos habitants qu’il n’y paraît…

Pour les groupes d’élu-es EELV,

David CORMAND, Président du groupe EELV de la Région Haute-Normandie,
Cyrille MOREAU, Président du groupe EELV de la CREA ;
Françoise Jean-Michel LESCONNEC & BEREGOVOY, Co-présidents du groupe EELV de la Ville de Rouen

Circulation : la CCI de Rouen en retard d’un siècle !

Dans un récent communiqué de presse la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de Rouen a demandé que les poids lourds reviennent dans le centre de Rouen, sur les quais hauts, et que les voies réservées aux cyclistes et aux piétons soient rendues aux voitures !

A quand la réouverture aux voitures de la rue du Gros Horloge ?

Une vision aussi passéiste, qui fait fi des conséquences de la circulation en ville sur la santé (100 décès prématurés par an à Rouen dus à la mauvaise qualité de l’air, selon la récente étude européenne APHEKOM[1]) est consternante.

Heureusement, une grande partie de nos concitoyens sont beaucoup plus clairvoyants, tournés vers l’avenir en s’adaptant à la situation actuelle et en s’orientant d’eux-mêmes vers les modes de déplacements durables. Les effets de l’accident du pont Mathilde ne sont pas forcément ceux que certains attendaient : beaucoup plus d’utilisation des transports en commun, des parkings–relais P+R, beaucoup plus de covoiturage, beaucoup plus de vélos en ville, très peu de camions dans le centre ville.

Oui, mais la Fédération des transporteurs routiers, la CCI et d’autres opérateurs portuaires se plaignent du détour vers l’ouest que doivent faire les camions pour rejoindre le port et du surcoût selon eux insupportable qu’il génère. Dans le même temps, ils demandent un contournement Est qui sera emprunté, d’après les études réalisées, par des camions qui pour 80% d’entre eux se rendront dans le secteur portuaire, en faisant un détour beaucoup plus important vers l’est, avec un péage ! Comprenne qui pourra !

En tout cas, de nombreux habitants de notre agglomération ont déjà compris qu’une très grande part des problèmes de circulation peut se traiter rapidement et efficacement : renforcement des transports en commun pour lesquels beaucoup reste à faire, création de parking-relais, d’aires de covoiturage, détournement des camions par l’ouest et la rocade sud, création d’aménagements cyclables, etc. Des solutions depuis longtemps demandées par Europe Ecologie –Les Verts.

Pour le groupe des élus EELV de la CREA,

Pascal MAGOAROU,

Vice-président à l’environnement et à l’agriculture périurbaine 


 

[1]Voir sur www.aphekom.org (aller dans la rubrique Publication, avec  traductions françaises disponibles)

 

Le vélo, une des solutions remède à la crise de la mobilité dans notre agglomération !

Alors même que la situation est particulièrement alarmante dans l’agglomération, suite à l’accident sur le Pont Mathilde le 29 octobre dernier, et parce qu’il est possible de vivre mieux, respirer mieux, bouger mieux dans notre agglomération, des solutions alternatives doivent être pensées le plus vite possible, le plus largement possible, avec le plus d’imagination possible.

Le vélo, rouage clé de la mobilité citadine, a toute sa place et un rôle important à jouer dans la réorganisation des déplacements d’agglomération, il doit être favorisé dans la ville-centre et ses communes proches, au travers d’actions concrètes et rapides :

Il faut accélérer le développement des aménagements cyclables : en priorité en cœur d’agglomération, la ville de Rouen doit très vite approuver et mettre en œuvre son Schéma Directeur d’Aménagements Cyclables (SDAC) terminé depuis plus de 6 mois ; en outre la gare de Rouen doit constituer un point de déplacements vélo facilité grâce à des circulations en double sens cyclable permettant d’y aller et venir aisément en deux-roues ; enfin les liaisons avec les plateaux nord, est et ouest doivent être rapidement aménagées pour permettre l’usage du vélo en toute sécurité.

– En centre ville de Rouen, les vélos doivent pouvoir emprunter la plateforme TEOR, comme ils peuvent emprunter la voie réservée aux bus de la ligne 7. Le risque lié au guidage optique de TEOR au niveau des arrêts n’est pas recevable, car TEOR circule avec le même guidage optique sur des voies ouvertes à tous, comme par exemple route de Darnétal.

Il faut promouvoir l’intermodalité entre bus, TEOR et métro, mais aussi promouvoir l’usage du vélo combiné à son mode de transport en commun pour se rendre à l’école ou au travail, grâce notamment aux 7 parcs vélos gratuits de la CREA mis en place en 2009 à Mont Saint Aignan, Petit Quevilly, Grand Quevilly, Bihorel, Bonsecours, Déville et Darnétal, ainsi qu’à celui de Rouen place du Boulingrin récemment réalisé.

La mise à disposition de vélos par les collectivités doit être renforcée : accès aux Cycli’c de la Ville de Rouen, aux Vélo’R de la CREA (vélos classiques, à assistance électrique et pliants). Les vélos pliants, autorisés dans les transports en commun, sont une véritable solution d’intermodalité. Il faut aussi rappeler que les personnes abonnées aux transports en commun de TCAR, TAE, SNCF, bénéficient du tarif réduit pour la location de tous les types de vélos Vélo’R[1].

Le dispositif d’aides à l’achat de vélos électriques ou pliants attribuées par la CREA doit être mieux connu et continuer à permettre à ses habitants de changer de mode de déplacements.

– Il faut encourager les administrations et les entreprises qui ont des vélos de service pour leur personnel, à permettre à leurs agents de les utiliser également pour les trajets domicile-travail.

 

Pour le groupe des élus EELV de la CREA

Pascal MAGOAROU,

Vice-président à l’environnement et à l’agriculture périurbaine

 [1] Plus d’infos : http://www.la-crea.fr/velo-r-de-la-crea.html

Accident du Pont Mathilde à Rouen : cap vers les transports collectifs

Chacun aura été frappé par la violence de l’accident survenu lundi 29 octobre entre deux poids lourds sur le pont Mathilde. On peut seulement se féliciter que la catastrophe n’ait fait qu’un blessé léger et toutes nos pensées vont aux cinq familles de forains qui ont perdu leurs caravanes.

Le Préfet et le Maire de Rouen ont présenté aujourd’hui le nouveau plan de circulation à l’échelle de l’ensemble de la région rouennaise, suite à la fermeture du pont Mathilde, à savoir :

– La déviation des camions par l’ouest (A29 – A151 – A150), avec l’interdiction d’emprunter l’A28 à partir de l’échangeur du Pucheuil ;

– La nécessaire diminution du nombre de véhicule entrant dans Rouen et sa proche périphérie, les autres ponts ne pouvant pas absorber le trafic du pont Mathilde ;

– Et la priorité donné aux transports en commun, notamment par des aménagements sur les carrefours « clefs », (tel celui du bas de la rue Jeanne d’Arc).

Ces dispositions reprennent les propositions formulées par les écologistes depuis des années pour interdire la circulation des poids-lourds en centre-ville sans contournement Est. Nous regrettons seulement que ce soit l’accident du pont Mathilde qui ait déclenché ses décisions.

Cependant, la question de la circulation des poids lourds et au-delà des véhicules individuels ne peut être réglée par un simple changement du plan de circulation, c’est l’ensemble des logiques de déplacement et de transport qu’il faut revoir.

Pour le transport de marchandises, les élu-es écologistes défendent au sein de leurs collectivités le développement du ferroviaire et du fluvial en tant qu’alternatives à la route. Cela passe par le développement des infrastructures, réseaux, plateformes multimodales, gare de triage de Sotteville. Mais il est également nécessaire de revoir notre approche des zones logistiques, trop souvent situées en cœur de tissu urbain et desservies uniquement par la route. Le principe de la multi-modalité des zones logistiques doit être généralisé. Ces zones doivent être desservies, en plus de la route, au minimum par le ferroviaire ou le fluvial, au mieux par les deux. Il est aussi nécessaire de relocaliser ces zones en périphérie urbaine, en priorité sur les friches industrielles.

Concernant les déplacements de véhicules individuels, la fermeture du pont Mathilde va rendre particulièrement difficile la circulation automobile. On peut se féliciter que la CREA vienne de renforcer la capacité du Métro et la ligne 7 qui pourront accueillir une partie de ces naufragés de la route. Cependant cet accident est révélateur de la dépendance de notre territoire au mode routier et de l’urgence à développer une alternative crédible et performante.

Pour atteindre cet objectif, il faudra :

– développer plusieurs lignes à forte capacité, dites « TCSP » (transport en commun en site propre), a minima deux « Est-Ouest » et une « Nord-Sud » ;

– renforcer la fréquence et l’amplitude horaire des bus ;

– créer environ 5.000 places de parkings P+R aux entrées d’agglomération ;

– réaliser deux tram-train à l’Est et l’Ouest de l’agglomération pour les liaisons inter urbaines (Elbeuf-Barentin) ; – réouvrir la ligne ferroviaire « Rouen-Evreux » ;

– et développer l’offre de navettes rapides, le transport à la demande et le covoiturage pour les territoires périurbains.

L’ensemble de ces mesures devraient permettre à notre agglomération de faire face à ses besoins de mobilité et de poursuivre son développement économique sans devoir en permanence, sous la menace d’une catastrophe routière telle que notre agglomération vient de la vivre, tout en préservant les finances publiques et l’environnement.

David Cormand, Président du groupe EELV Région Haute-Normandie ;

Cyrille Moreau, Président du groupe EELV CREA ;

Françoise Lesconnec et Jean-Michel Bérégovoy, Co-Présidents du groupe EELV Rouen.

Conseil de CREA du 29 juin 2012 : nos interventions

Au Conseil de CREA du 29 juin 2012 les élu-es EELV sont intervenu-es sur de nombreux sujets : schéma de cohérence territoriale en construction (phase 2 du PADD), urbanisme, déchets, vélo, sport, culture (avec l’Historial Jeanne d’Arc), tarifs des transports en commun, arasement du chenal… ils ont porté haut et fort les valeurs écologistes qu’ils défendent ici depuis 2008 dans le cadre de leur délégations d’agglomération.

Pour retrouver l’ordre du jour complet sur le site de la CREA : la-crea.fr/proces-verbaux-de-la-crea.html

Les interventions du groupe EELV de la CREA :

[D9 et D10] SCHEMA DE COHERENCE TERRITORIALE (SCOT) : l’heure du plan B…

Vote : D9 POUR ; D10 sans vote

 Au Conseil de ce 25 juin est présenté le PADD, projet d’aménagement et de développement durable.

On peut y saluer au final une certaine prise en compte des enjeux environnementaux et de développement durable local, que les élus EELV de la CREA n’ont eu de cesse de défendre en commission d’urbanisme ces deux dernières années, où des visions de développement se sont confrontées et des consensus ont émergé.

Néanmoins, des contradictions demeurent, et au delà du contexte international instable, marqué par la conjonction des crises sociale, économique, financière, démocratique et écologique, nous avons le devoir de fixer un cap et des priorités pour offrir les meilleures conditions de qualité de vie à nos concitoyens.

On ne peut pas reproduire le schéma de développement des précédentes décennies, qui a conduit à l’étalement urbain et ses conséquences : diminution de pouvoir d’achat des ménages touchés par l’augmentation du prix du pétrole,  affaiblissement du commerce de proximité au profit des grandes surfaces périphériques, fermeture de nombreux services publics suite à la baisse des densités de population perte d’attractivité de notre territoire.

Nous écologistes, défendons un modèle de ville viable avec un centre multipolaire relié par les transports collectifs aux pôles intermédiaires, eux-mêmes connectés à des centres bourg ruraux renforcés, et entre ces polarités des espaces agricoles et naturels protégés.

– Ce modèle nécessite un ambitieux programme de maitrise foncière et une réorganisation fonctionnelle de notre territoire où l’habitat, le commerce, les services, l’activité économique et de loisirs s’harmonisent autour de transports en commun adaptés.

Sans maitrise foncière publique, on ne pourra construire les logements au sein de notre agglomération sans entraîner une envolée des prix de l’immobilier, condamnant les ménages modestes et moyens à rester en périphérie.

Sans maîtrise foncière publique, on ne pourra relancer une dynamique de développement économique conciliant un pôle tertiaire majeur en cœur d’agglomération et des pôles d’excellence industriels tournés dans les secteurs de l’économie verte autour des nœuds logistiques.

Deux mises en garde viennent compléter notre analyse du PADD :

– D’une part, on ne doit pas trop miser sur un développement exogène de notre agglomération, en « mettant tous nos œufs dans le même panier » avec une politique de rayonnement, d’attractivité, de grandes infrastructures, mais plutôt rechercher l’équilibre en favorisant en parallèle un développement local ou endogène s’appuyant sur la diversification et l’intégration des activités existantes. Les villes qui ont connu le plus fort développement économique et démographique de ces vingt dernières années sont celles qui ont privilégié un développement endogène plutôt qu’un développement exogène.

– D’autre part, nous considérons que la place accordée au projet de contournement routier Est comme élément structurant de notre développement est une erreur stratégique. Nous en sommes convaincus, le projet de contournement routier ne se fera pas : l’Europe n’autorisera pas la France à faire passer une autoroute dans une zone Natura 2000. Il n’y a plus de modèle économique pour réaliser de telle infrastructures, Strasbourg[1] l’a prouvé récemment,  car les pouvoirs publics n’ont plus les moyens de les financer et les acteurs privés ne parviennent plus à lever les fonds nécessaires.

Ce contournement n’est pas la solution aux problèmes de déplacements sur notre agglomération -il ne permettrait qu’un report de 5% du trafic de transit- et en attendant nous ne répondons pas aux attentes des habitants et des acteurs économiques. Nous devons avoir une alternative prête si nous arrivons ici aussi aux conclusions de Strasbourg ! L’heure du plan B est venue et les élus EELV de la CREA demandent la modification du PADD avant la fin du processus d’élaboration du SCOT, intégrant un scénario alternatif au contournement routier Est afin que notre territoire soit en capacité d’appréhender son avenir.

[D18] RAPPORT ANNUEL DECHETS : il en faudra plus pour réduire nos déchets !

Communication du rapport (pas de vote)

Nous rencontrons des difficultés pour mettre en œuvre l’objectif de réduction de 7% sur 5 ans de nos déchets collectés et traités. En effet, le moindre effet de reprise de l’activité économique a tendance à annuler les efforts réalisés lors des précédentes années. C’est d’autant plus regrettable que ce traitement coûte cher à notre collectivité et représente in fine un gaspillage de ressources naturelles, sans oublier l’impact sur l’environnement et la santé.

Nous adhérons à la proposition de renforcer les actions de sensibilisation pour modifier en amont les comportements, et les initiatives entreprises par le Smedar comme la mission exploratoire de valorisation des gisements des déchets issus de la biomasse ou la réalisation prochaine d’un réseau de chaleur desservant les villes de Petit et Grand Quevilly. Mais cela ne suffira pas à atteindre des objectifs ambitieux de réduction des déchets. Nous devons nous interroger sur la pertinence de poursuivre une politique de déchets principalement basée sur l’incinération qui, du fait de son coût, rend difficile le développement de filières alternatives.

Une opportunité se présentera prochainement à nous, avec l’arrivée à échéance du contrat d’exploitation de l’Unité de valorisation énergétique (UVE) Vesta. Nous demandons le retour en gestion publique de cet outil afin de disposer de tous les effets de levier pour progressivement réduire la part de l’incinération au profit du recyclage, de la valorisation des déchets et bien évidemment un effort accru en amont sur la sensibilisation auprès des habitants pour réduire à la source les déchets.

 

[D23 et D60] HISTORIAL JEANNE D’ARC : pas de vision claire sur le fonctionnement.

Vote : ABSTENTION

Le groupe EELV de la CREA s’était abstenu, en mars 2012, sur l’intérêt communautaire de l’Historial Jeanne d’Arc. Nous avions aussi voté pour la politique de développement touristique de la CREA, qui constitue un des piliers de notre développement économique.

Nous devons aujourd’hui d’une part statuer sur la pertinence d’investir 8,6 millions pour voir naître l’Historial Jeanne d’Arc. C’est sans doute un projet intéressant dans un lieu exceptionnel. Mais se prononcer sur un montant si important, sur une durée longue (12 ans), sans vision claire sur le fonctionnement qui suivra cet investissement est difficile.

C’est aussi l’occasion de rappeler l’une des propositions des écologistes en début du mandat : qu’au-delà d’un certain seuil (10 millions d’€) la CREA soit en obligation d’organiser un débat participatif.

Nous devons d’autre part voter le principe de la délégation de service public pour cet équipement, qui s’inscrit dans une dimension plus touristique que culturelle, avec un objectif d’attractivité du territoire.

Or, si le tourisme ne se situe pas pour les écologistes dans le cercle des services publics essentiels et incontournables, à l’instar des transports ou de la gestion de l’eau, et pourrait ainsi faire l’objet d’une forme de délégation, notamment liée à la spécificité du secteur et de l’activité, la culture reste cependant une des compétences essentielles, notamment pour ses aspects de lien social pour ne citer que cela. En ce sens nous pensons qu’une SPL, société publique locale, pourrait émerger à terme sur notre territoire, avec les projets culturels qui ne manquent pas pour lui donner vie.

Maintenant, si le projet d’Historial n’est pas en cause, nous l’avons dit, les questions restent nombreuses sur la phase de fonctionnement : quel seuil de rentabilité, au delà des éléments donnés dans le dossier de scénographie, sera celui de l’entreprise choisie ? Sur quels éléments s’appuie la durée de la délégation ? Quelle politique d’accès sera définie ? A défaut d’éléments sur l’étude de faisabilité, de vision plus précise de la phase qui suivra un lourd investissement de notre intercommunalité, nous maintenons les réserves exprimées lors du vote de l’intérêt communautaire de cet équipement.

C’est pourquoi les élus EELV de la CREA s’abstiennent sur ces deux délibérations.

[D25, 26 et 61] PALAIS DES SPORTS : la « main invisible » de Ferrero…

Vote : NPPV (ne participe pas au vote)

Le groupe des élus EELV de la CREA a récemment voté contre le principe de naming du Palais des Sports considérant que l’argent public qui a permis à financer le Palais des Sport ne devait pas servir à promouvoir l’image d’une société privée qui vend d’ailleurs des produits allant à l’encontre des politiques publiques de lutte contre l’obésité, incompatibles avec l’image d’un Palais des Sports.

Nous voyons aujourd’hui que ce contrat s’impose désormais à toute collaboration liée au palais des sports, puisque cette délibération comme celles qui suivront, sont dans l’obligation d’y faire référence, par  « respect des dispositions du contrat de naming signé avec Ferrero » (délibération 25, art.5.2) ou accord préalable de Ferrero en commission de suivi du Palais des sports. Or, si l’on refuse le subventionnement public du sport professionnel, nous apportons notre soutien systématique au sport amateur.

Les tarifs prohibitifs proposés pour les clubs et pour les scolaires amèneront-ils à demander des aides aux collectivités locales ?

Nous dénonçons donc cette clause et le dilemme qui en découle. Nous ne pouvons cautionner cette main invisible de Ferrero et nous serons donc contraints, au delà des projets concernés et qui peuvent être défendables, de ne pas participer au vote des délibérations afférentes à Kindarena.

[D30 à 35] PLAN AGGLO VELO : encore des avancées !

Vote : POUR

Le Plan Agglo Vélo voit lors de ce Conseil de CREA passer cinq délibérations actant l’avancée de plusieurs projets :

à Canteleu, l’aménagement de l’avenue Charles Gounod et du nouveau giratoire et les aménagements cyclables dans le quartier Sud avenue de Versailles, le long de TEOR.

– l’approbation du plan de financement pour la liaison « Vallée de l’Aubette », piste cyclable structurante en site propre sécurisé qui va permettre de relier le CHU de Rouen à Darnétal et St Léger du Bourg Denis

– à Caudebec-lès-Elbeuf, l’aménagement de la rue des Tisserands

l’alignement des tarifs et conditions de location de la vélostation d’Elbeuf, ouverte depuis avril 2012, sur ceux de la vélostation de Rouen, qui regroupe aujourd’hui à la location plus de 500 vélos classiques, pliants et à assistance électrique.

A noter enfin que lors de la réunion du Bureau de la CREA qui a précédé le Conseil, la réalisation d’une piste cyclable à Bois-Guillaume-Bihorel a également été soumise à délibération.

[D36] TARIFS TRANSPORTS EN COMMUN : les usagers fidèles encore sanctionnés !

Vote : CONTRE

En préalable, il est toujours beaucoup moins onéreux de se déplacer en transport collectif qu’en voiture comme le rappelle l’étude de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) qui indique que le coût moyen d’un véhicule essence parcourant 15.000 km/an est de 4.000 €, d’un diesel de 6.500 € et d’un monospace de 10.000 €.

En outre, nous ne sommes pas opposés par principe à une augmentation tarifaire, alors que les finances publiques sont contraintes et qu’il devient difficile de financer le développement des réseaux, c’est d’ailleurs pourquoi nous votons en faveur de l’augmentation du versement transport.

Pour autant les augmentations tarifaires doivent être justes et efficaces.

Le groupe des élus EELV de la CREA s’était opposé au rehaussement de la TVA de 5,5% à 7% décidée par le gouvernement, comme aux augmentations tarifaires frappant en priorité les abonnements longues durées.

Si l’augmentation est nécessaire elle doit cibler les usagers occasionnels et être limitée au minimum pour ceux qui font le choix de prendre des abonnements mensuels et/ou annuels, afin de favoriser un report modal de la voiture vers les transports collectifs. Or la délibération qui nous est proposée prend le parti exactement inverse :

– stabilité du tarif du prix unitaire,

– 4% d’augmentation de l’abonnement mensuel,

– 6,61% sur l’abonnement annuel.

Ainsi l’augmentation réelle de septembre 2011 à septembre 2012 est de 9,21% !

C’est pourquoi le groupe EELV vote contre cette délibération.

[D55] PARC DE LA RONCE : l’erreur des zones d’activités extensives

Vote : CONTRE

Nous avons à nous prononcer sur le protocole organisant le développement du Parc de la Ronce via le réaménageant les entrées, des parkings, incluant des échanges fonciers, acquisition, cession, indemnités forfaitaires de transfert.

Nous rappelons notre opposition au développement des zones d’activités extensives qui ne sont pas raccordées aux transports collectifs, sont génératrices de déplacements évitables, rognent sur les espaces naturels et agricoles et ne sont pas conçues dans des logiques de développement cohérentes, à l’encontre des réflexions et orientations définies dans notre SCOT à venir et d’une vision respectueuse de l’environnement.

Le groupe des élus EELV de la CREA vote donc, en cohérence avec ses positions précédentes, contre cette délibération. 

[D56] ACCES NAUTIQUES DU GRAND PORT MARITIME : où est passé l’environnement ?

Vote : CONTRE

Ce partenariat foncier avec le grand port de Rouen est connu des écologistes de notre territoire : c’est le dossier de l’arasement du chenal qui pour rappel, est inscrit au CPER à la suite de négociations posant notamment les trois conditions suivantes, répondant aux exigences des écologistes et associations environnementales et ne donnant pas lieu à l’organisation d’un débat public :

la bonne réalisation d’études sur la nature des boues soulevées par l’arasement et l’impact éventuel sur la biodiversité et la santé,

 – la restauration des berges de la Seine et de ses annexes hydrauliques

– le classement des Boucles de la Seine au titre des sites.

Pour rappel encore, ce projet se traduisait financièrement par un budget prévisionnel de 180 millions d’euros de projet, contrebalancé par 90 millions d’euros sur les actions environnementales citées.

On retrouve bien dans la délibération d’aujourd’hui certains des éléments discutés à l’époque, mais que sont devenus les investissements pour l’environnement : ils semblent aujourd’hui sacrifiés sur l’hôtel de la compétitivité !

Le groupe des élus EELV de la CREA votera contre cette délibération.

CONTACT PRESSE

Groupe des élu-es ELLV de la CREA : Alice BRIANT

06 66 92 67 68 –  alice_briant@yahoo.fr


[1]             L’exemple récent de Strasbourg et du retrait de statut de concessionnaire pressenti à la société Vinci pour la réalisation d’un contournement routier ouest est à ce titre riche d’enseignement. Vinci s’est révélé incapable de boucler auprès des banques le tour de table financier pour lever les 750 millions € nécessaires. Le fait que le projet prévoyait une concession de 55 ans, c’est à dire jusqu’en 2067 a très certainement rendu les banques perplexes sur possibilité de garantir les trafics automobiles nécessaires à la rentabilité du projet à une époque où un pétrole abondant et bon marché aura depuis bien longtemps disparu.