Futurs aménagements de la ligne T4 : l’avis des élus écologistes

Du 2 au 29 avril se déroule la concertation pour les futurs aménagements de la ligne T4. En effet, à partir de 2018, cette ligne relaiera la place du Boulingrin au zénith en passant par le boulevard des Belges, en quasi site propre de la rive droite jusqu’au rond-point des Bruyères.

Nous, élus écologistes nous nous félicitons de ces futurs aménagements que nous défendons depuis des années. Ils permettront d’améliorer notre réseau de transport en commun en proposant une ligne rapide et fiable du nord au sud de notre agglomération en passant par l’ouest de Rouen.

Néanmoins, certains aménagements nous questionnent.

# Nous attirons l’attention sur l’enjeu majeur de la correspondance entre les deux axes de transport structurant (ligne T4 et les lignes TEOR) en bas du boulevard des Belges. Celle-ci doit s’effectuer dans les meilleures conditions de sécurité et de confort à l’image de la correspondance du théâtre des arts ou de celle avec la ligne 7 c’est à dire sur un même plateau piétonnier et sans traversée d’axes automobiles. En effet, il serait préjudiciable à la performance de la ligne, son attractivité et à la sécurité des passagers en correspondance, que ces derniers aient les boulevards et les quais à traverser pour se rendre d’une station à une autre.

# Nous regrettons également que n’ait pas été étudiée la déviation d’une partie du trafic descendant des plateaux sur le boulevard des Belges. En effet l’importance du trafic arrivant sur les boulevards a poussé la Métropole à choisir de maintenir deux voies de circulation dans chaque sens ; or pour un aménagement optimal et apaisant il aurait fallu ne maintenir qu’une seule voie de circulation dans chaque sens.

L’aménagement de la ligne T4 aurait dû être l’occasion de requalifier ce boulevard, assimilable aujourd’hui à une véritable autoroute urbaine.

# Nous regrettons qu’un arrêt au croisement de la rue de Crosne / avenue Flaubert et du boulevard des Belges n’ait pas été retenu ; en effet ces rues constituent un des axes naturels d’échange piétonnier entre les quartiers ouest et le centre-ville. .

# Nous nous interrogeons également sur l’aménagement des pistes cyclables sur les boulevards entre le boulingrin et la gare. En effet celles-ci seront placées entre la voie de circulation automobile et les places de stationnement, ce qui se révèle dangereux. Pour la sécurité des cyclistes, elles devraient être placées soit le long de la voie Bus, soit entre les places de stationnement et le trottoir.

# Enfin, pour la sécurité des piétons, nous demandons que les traversées piétonnes soient sur des plateaux surélevés.

Nous espérons que cette concertation sera réelle et que les habitant-es seront écouté-es.

Pour le groupe Métropole,

Le président

Cyrille MOREAU

 

Pour le groupe de la Ville de Rouen,

Les co-présidents

Françoise LESCONNEC &

Jean-Michel BEREGOVOY

Vague verte le 28 novembre !

À un an de la décisive 21ème conférence-climat qui se déroulera à Paris en décembre 2015, les écologistes se mobilisent et organisent l’opération “Vague verte“ qui déferlera dans la France entière, au cœur de nos territoires (gares, marchés, stations de métro..) le vendredi 28 novembre.

Retrouvez la carte de France de toutes les opérations « Vague Verte ».

Il s’agira, à travers la distribution d’un journal gratuit “Ecolonews“ -dont le titre “L’année sera chaude“ résume l’urgence climatique- d’éveiller les consciences et d’impulser le sursaut citoyen et démocratique indispensable à la réussite de Paris 2015 et capital pour gagner la bataille climatique.

Cette opération sera relayée sur les réseaux sociaux grâce aux photos accompagnées des hashtags #VagueVerte #EELV

http://eelv.fr/2014/11/24/mobilisation-vague-verte-le-28-novembre/

Participez à nos cafés citoyens pour une Métropole durable !

Le 1er janvier 2015, la CREA deviendra Métropole. Depuis les élections de mars 2014 les services et les élus des communes et de l’agglomération préparent cette transformation. Dans cette perspective, les groupes politiques de la CREA sont sollicités sous la forme d’une contribution qui viendra enrichir le projet métropolitain.

Nous, élus écologistes, souhaitons co-élaborer notre contribution avec les acteurs-trices de la société civile qui souhaitent faire entendre leur voix, afin que soit prise en compte leur expertise associative ou citoyenne dans cette étape historique pour notre territoire.

Nous organisons dans le cadre de cette démarche ouverte, une série cafés citoyens dans plusieurs lieux de l’agglomération   :

– le 18/09 à Mt-St-Aignan
De 20h à 22h à l’AS des Coquets (place des coquets, T1 arrêt Les Coquets)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique énergétique dans une Métropole durable ? »

– le 25/09 à Rouen
De 18h à 20h, au café l’Authentique (place de la Mairie de Rouen)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Quelle politique d’habitat dans une Métropole durable ? »

– le 9/10 à Petit-Quevilly
De 18h30 à 20h30, au Bar la Tallandière (sur la place de l’immeuble de Seine Innopolis, métro Jaurès)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Comment se déplace-t-on dans une Métropole durable ? »

– le 16 octobre à Canteleu
De 18h30 à 20h30, à l’Agora (Centre A. Calmat, Avenue Buccholz, T3, arrêt Hôtel-de-Ville)
Café citoyen pour un projet de Métropole durable
« Métropole durable et environnement ! »

Ces cafés citoyens seront l’occasion de s’informer sur le passage en Métropole et de recueillir les avis, inquiétudes, priorités des acteurs territoriaux présents.

Rejoignez-nous pour participer à notre démarche ouverte !

Enfin, au-delà de ces réunions, nous sommes à  disposition de tous pour échanger, par mail, courrier ou lors d’un rendez-vous qui vous conviendra, sur votre vision et vos priorités en matière de construction métropolitaine, afin d’en tenir compte dans notre démarche (utilisez notre formulaire de contact).

Nous élaborerons, à l’issue de ce processus, notre contribution « Pour un projet de Métropole durable » présentée à l’exécutif de la CREA et à la presse.

Pour le groupe des élu-es écologistes de la CREA / future Métropole Rouen Normandie
Cyrille Moreau, Président

Au Conseil de CREA du 23 juin : nos positions et interventions

[Urbanisation, quartier Flaubert, transports collectifs, déchets, vélo, budget…]
LES INTERVENTIONS ET POSITIONS
DES ELU-ES ECOLOGISTES ET APPARENTE-ES
AU CONSEIL DE CREA DU 23 JUIN 2014

 – D19 : Ouverture à l’urbanisation de zones naturelles et agricoles (L122-2 / Code de l’urbanisme)
> VOTE CONTREavec intervention de Fatima El Khili

La Commission L122-2 statue sur les demandes des communes d’ouvrir à l’urbanisation des terres naturelles et agricoles dans le cadre de la dérogation possible via l’article L122-2 du code de l’urbanisme.

Le présent projet de Tourville-la-rivière ne nous semble pas acceptable au regard des critères qui définissent l’accord d’urbanisation. En effet, ce dossier avait été refusé en novembre 2013 par la commission ad hoc, pour des raisons liées à l’urbanisation excessive pour l’environnement et pour les communes voisines, aux infrastructures routières et à la zone à vocation économique enclavée. Des efforts ont été fait pour réduire ses emprises, mais le projet demeure comparable dans ses nuisances et revient toujours à détruire des espaces naturels. Le groupe des élus écologistes et apparentés réitère son vote contre cette délibération.

 

– D26 : Quartier Flaubert – Intérêt communautaire de la ZAC
> VOTE POUR avec intervention de Cyrille Moreau

L’aménagement du quartier Flaubert est aujourd’hui encore soumis à plusieurs incertitudes, auxquelles les études de risques répondront, et que l’ensemble des acteurs du territoire partage.

Mais la question centrale est là : a-t-on besoin d’aménagement en cœur d’agglomération ? La réponse est oui. A-t-on besoin d’habitat ? Oui. A-t-on besoin de résorber les friches ? Oui encore.

Les études de risque seront prises en compte par les élus, leurs résultats dicteront les choix à faire.

Mais si elles sont positives, ce projet permettra une urbanisation intéressante dans un environnement proche des transports collectifs structurants, pour développer le tertiaire urbain qui nous manque et améliorer notre visibilité et notre attractivité à l’échelle nationale et internationale.

Est-ce utile ? C’est même essentiel au rééquilibrage des secteurs d’activités de notre agglomération, où l’emploi industriel décline, où l’émergence de lieux de développement tertiaire est stratégique pour l’avenir.

Ce quartier, qu’on ne peut à ce stade définir comme un éco-quartier, reçoit le soutien des élus écologistes et apparentés aussi car il constitue une opportunité à grande échelle de favoriser les filières d’écoconstruction (à l’instar des circuits courts boostés grâce aux choix politiques en matière d’alimentation des cantines à Rouen) et de servir de tremplin au développement de la filière. Pour finir, ce chantier est en lien avec le rendez-vous important de janvier 2015, premier pas vers la construction d’un noyau de réseau de chauffage urbain et point de départ à la mise sur pied d’un véritable service public de l’énergie.

C’est pourquoi le groupe des élus écologistes vote cette délibération.

 

– D28 : Rapport annuel sur l’élimination des déchets
> PAS DE VOTE (COMMUNICATION) et intervention de Jean-Michel Bérégovoy

Notre groupe prend note de la communication de ce rapport annuel 2013 sur l’élimination des déchets sur notre territoire. Il souhaite cette occasion rappeler sa position sur la question, alors que nous savons que notre territoire a encore des efforts à faire*.

Tout d’abord rappelons que nous sommes pour développer en priorité la réduction à la source de la production des déchets, car évidemment les meilleurs déchets sont ceux qu’on ne produit pas.

Ensuite quand cela n’est pas possible, il faut aller vers la valorisation maximale (vente de matière première, transformation des produits, réparation, valorisation énergétique) pour préserver le plus possible les ressources naturelles et en prime créer des emplois sur notre territoire.

La redevance incitative, qui consiste à payer ce que l’on produit, aurait pu jouer le rôle de levier pour un changement efficient, mais les choix sont autres aujourd’hui sur notre territoire.

Enfin, nous combattons le recours à l’incinération, pour ses effets nuisibles en matière de gaz à effet de serre et surtout pour ses impacts en matière de santé, en particulier à cause des particules fines générées. Il y a aujourd’hui des solutions plus intelligentes et plus efficaces que l’incinération.

L’enjeu aujourd’hui est de taille et je disais que nous avons des efforts à faire pour y arriver, alors même que certaines villes visent aujourd’hui le « zéro déchet » comme vient de le décider San Francisco (économiser les déchets et les valoriser en matière et en énergie).

Pour y parvenir nous devons mener de front :

–         d’une part le chantier de la sortie progressive de l’incinération, en passant progressivement de 3 fours en activité actuellement à 2,5 (fermeture l’été), 2 … Cela ne peut se concevoir que dans retour en gestion publique du site car la diminution progressive d’activité étant ingérable dans le cadre d’une délégation de service public.

–         d’autre part le chantier de l’éducation : éduquer, sensibiliser, informer, et valoriser tous les systèmes intelligents tels que les ressourceries, la méthanisation, le compost etc… voilà la solution de demain qui doit être appréhendé aujourd’hui si l’on veut préparer notre éco-métropole.

* un habitant de Grenoble produit 352,1 kg de déchets contre 542,8 kg pour un habitant de l’agglomération rouennaise ;6,5% des déchets sont recyclés dans notre agglomération (33% à Grenoble) ; On produit 1,5 fois plus et on recycle 5 fois moins.

 

– D35 : Transports en commun : tarifs
> VOTE CONTRE avec intervention de Jean-Michel Bérégovoy

A la lecture de cette nouvelle grille tarifaire pour nos transports collectifs, plusieurs remarques :

Nous notons que, comme d’habitude, les abonnements annuels sont dans le haut de la fourchette des augmentations (près de 7%). C’est un mauvais signal, incompréhensible pour les usagers des transports collectifs.

Après tous les efforts consentis sur le développement du réseau il est incompréhensible de pénaliser l’abonnement qui entraine le plus de report modale de la route vers le bus.

Si notre groupe n’est pas opposé à une augmentation de tarif qui accompagnement une augmentation du service, elle ne peut peser principalement sur les seuls abonnements annuels.

C’est pourquoi nous ne nous opposons pas à l’augmentation du ticket unitaire bien que nous rappelons notre proposition de portée la durée de validité à deux heures notamment pour répondre aux enjeux d’achats commerciaux.

Un point particulier concernant le ticket 10 voyages moderato, qui fait l’objet d’une baisse de plus de moitié et qui est annoncé comme l’effort particulier fait en direction des publics défavorisés pour continuer dans la mise en place d’une politique de solidarité en matière de transports. C’est un pas mais cela ne constitue pas une politique de tarification solidaire comme nous l’avions appelée de nos vœux il y a déjà quelques mois, qui va au-delà de la tarification sociale en prenant notamment en compte le quotient familiale actuellement non pris en compte.

Aussi, nous ne soutiendrons pas cette grille tarifaire qui ne va pas jusqu’au bout de la logique de tarification solidaire et pénalise les abonnements annuels, c’est pourquoi notre groupe vote contre cette délibération.

 

– D37 : Arrêt du service location vélo et évolution
> VOTE POUR avec intervention de Cyrille Moreau

La vélo station de la CREA, a été mise en service en 2009, avec l’objectif d’augmenter la part modale du vélo (1.5% à l’époque soit environ 20.000 déplacements quotidiens).

En effet, l’accroissement du nombre vélo entraine un changement de comportement des automobilistes et contribue à sécuriser les déplacements.

Avec 20.000 contrats recensés sur les 5 ans passés, la CREA est parvenu à accroitre significativement le nombre de cyclistes avec une part modale supérieure à 2,5%. Cependant, il apparait que cette politique est insuffisante pour atteindre l’étape suivante c’est-à-dire une part modale du vélo portée à 5% avant d’atteindre à plus long terme les 10%

Pour y parvenir, la CREA doit s’attaquer à des difficultés structurelles qui constituent des freins à la pratique du vélo en ville.

La première est bien connue, la faiblesse du réseau cyclable, la CREA s’emploie à y remédier avec notamment l’ouverture prochaine de l’axe est – ouest sur les quais hauts rive droite.

La seconde l’est moins, elle concerne la difficulté de plus en plus grande des cyclistes à faire réparer leur vélo rapidement à des prix modérés.

En effet, aujourd’hui faire réparer un vélo victime d’une crevaison peut prendre jusqu’à une semaine, et le tarif en vigueur des réparations peut dans certain cas constituer jusqu’au tiers de la valeur d’un vélo moyen de gamme.

C’est pourquoi la CREA entend d’ici à la fin de l’année faire porter son effort principal sur le développement d’un service de réparation.

Pour y parvenir elle soutiendra, en partenariat avec la Région la création d’acteurs du vélo en statut d’économie sociale et solidaire positionnés sur l’offre de vélo moyen de gamme qui ont aujourd’hui disparu des centre urbains. La CREA mettra ensuite un dispositif public de soutien à la réparation et à l’éducation de mobilité durable pour que ces acteurs de l’ESS et d’autres s’ils souhaitent s’y engager, puisse assurer un service public du vélo de qualité. En complément, la CREA va reconduire la prime à l’achat des vélos à assistance électrique en la modulant en fonction des revenus. Enfin, concernant la flotte de vélos actuels, une partie sera affectée à des structures de tourisme, mais pour l’essentiel la CREA va se rapprocher avec les entreprises inscrites dans le cadre de PDE pour une mise à disposition de vélo et des universités pour examiner la possibilité de développer des services de location à destination des étudiants.

 

– D44 : Budget 2013 : chapitre Plaine de la Ronce
> VOTE POUR / DISSOCIATION D’UN CHAPITRE BUDGETAIRE CONTRE avec intervention de Stéphane Martot

Le groupe des élus écologistes, dans le cadre du vote du budget supplémentaire, vote la décision modificative n°1 avec une remarque : il demande que pour le chapitre sur la Plaine de la Ronce soit spécifié son vote contre ce chapitre.

 

– D52 : Palais des sports : grille tarifaire
> Non participation au voteet intervention

Le groupe des élus écologistes de la CREA fait un rappel de sa position politique, à l’occasion du vote des tarifs de location des différents espaces du Palais des sports.

Il avait en effet voté contre le contrat de naming du Palais des sports conclu avec l’entreprise Ferrero, qui impose par clause la prise en compte des modalités de ce contrat à tout utilisateur de la structure. Le groupe réitère ses positions contre le principe du naming, et contre l’utilisation d’argent public à des fins de promotions d’image de société privée commercialisant des produits qui vont à l’encontre des politiques publiques de lutte contre l’obésité et par conséquent incompatible avec l’image d’un centre sportif.

Ainsi, ne souhaitant pas cautionner ce cadre mais ne souhaitant pas porter préjudice au sport amateur, vivement soutenu par nos élus, le choix est fait de ne pas participer aux votes des délibérations afférentes au Palais des sports.

Retrouvez l’ordre du jour complet et les PV des conseils sur ce lien :
www.la-crea.fr/proces-verbaux-de-la-crea.html

 

Seine Ecopolis : une pépinière pour développer l’éco-construction !

[Communiqué de David Cormand, Conseiller communautaire Délégué au développement de la filière de l’éco-construction]

Le secteur de l’éco-construction a un fort potentiel de développement en France et dans notre agglomération. De quoi s’agit-il?

Consommer moins d’énergie

Depuis le grenelle de l’environnement, de nouvelles normes de constructions imposent des performances énergétiques plus efficaces. L’objectif est de tendre vers la construction de logements et de bâtiments à énergie passive, voire à énergie positive (c’est-à-dire qu’ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment).

Mais au-delà des enjeux autour de la construction neuve, il y a également le chantier de la rénovation des constructions existantes. L’objectif est d’améliorer la performance énergétique de l’ancien.

Consommer moins d’énergie, cela permet de réduire les factures des ménages, des entreprises et des collectivités. Cela permet également de diminuer les pollutions et les émissions de carbone.

Produire de l’énergie renouvelable

Dans le même temps, le secteur de la construction doit développer l’équipement des bâtiments avec des productions énergétiques : panneaux solaires pour l’eau chaude, panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité, biomasse, géothermie. Il s’agit de produire à proximité des lieux de consommation.

Utiliser des matériaux durables

Le secteur du bâtiment doit aussi être en capacité de proposer des matériaux de construction durables : bois, lins, chanvre.
Depuis 2009, David Cormand est en charge, à la CREA, du développement de la filière de l’éco-construction. La pose de la première pierre de la pépinière d’entreprises Seine ECOPOLIS constitue un des leviers qui vise à favoriser le développement de cette filière dans l’agglomération. Cette pépinière a pour objectif de réunir des professionnels du secteur afin de favoriser une émulation positive pour l’éco-construction.

Mais il est essentiel que le secteur soit accompagné par un environnement favorable. La commande publique doit soutenir le secteur de la construction, notamment par un volontarisme fort en matière de construction et rénovation de logements, notamment sociaux. La TVA dans la construction et le bâtiment, qui vient d’être remontée à 7% doit être remise à 5,5%.

En effet, ce secteur est fragile. Les prévisions pour 2013 sont inquiétantes en matière d’emplois. Ces emplois, par définition non-délocalisables, doivent être soutenus.

La formation des professionnels du secteur doit être renforcée pour que les nouvelles normes et techniques soient diffusées et connues par les différents acteurs. Les filières manquent encore de structuration avec des garanties suffisantes : recherches et développement pour les nouveaux matériaux, certifications, programmes de formation, labels, garanties décennales.

Pour développer massivement cette filière d’excellence dans la construction, un accompagnement ambitieux du secteur doit être assumé par les différentes collectivités en fonction de leurs compétences respectives.

Pour les écologistes, la pose de cette première pierre est un premier pas en faveur de l’innovation dans un domaine porteur tant en matière économique, social et environnemental.

Rappelons que les perspectives en matière d’emplois dans les secteurs de l’énergie renouvelable et l’éco-construction sont de plusieurs centaines de milliers en France, et plusieurs milliers dans notre région.

Bureaux aux bouillons : une erreur économique et écologique !

[Communiqué des élu-es écologistes du groupe Mont-Saint-Aignan Autrement et de la CREA]

Jeudi 21 février, le Président du Club de la Vatine a déclaré que la volonté de la municipalité de préserver la ferme des bouillons, et plus largement les terrains du Bel Event, n’était pas bonne d’un point de vue économique.

Pour les élu-es écologistes de Mont-Saint-Aignan et de la CREA, c’est tout le contraire : la poursuite du développement de la zone d’activité sur le Bel Event serait une erreur économique, tant pour la ville que pour la CREA.

En effet l’agence d’urbanisme a démontré lors des études préalables sur la création d’une nouvelle gare rive gauche de Rouen que notre agglomération avait un déficit de 10 000 emplois tertiaires supérieurs par rapport aux agglomérations équivalentes en taille. Ce déficit s’explique notamment par l’absence d’un pôle de bureaux majeur connecté par les transports collectifs performants à la gare.

Aujourd’hui lorsqu’une entreprise cherche à implanter une activité de plus de 500 salariés et qu’elle cible potentiellement Rouen, il lui est impossible de trouver une offre de bureau existante. Ainsi depuis des années, nous passons à côté de plusieurs milliers d’emplois liés à ces projets. C’est pourquoi la CREA a récemment décidé de changer de stratégie en matière de développement économique et d’arrêter la dispersion de l’offre tertiaire sur des zones d’activités sur les terres agricoles et espaces naturels.

C’est pour cela que la CREA a décidé de privilégier le renouvellement urbain, la réalisation de zones d’activités sur des friches urbaines et industrielles et de favoriser la concentration de l’offre tertiaire sur des pôles de bureau connectées aux transports structurants.

En outre sur un plan écologique, on ne peut mettre au même niveau la volonté du Club de la Vatine de mettre en service une navette de transport privée entre Rouen et la Vatine, et la destruction définitive de 20 hectares d’espaces naturels et agricoles en coeur d’agglomération !

Cet espace pourrait à la fois constituer un poumon vert, un réservoir de biodiversité, mais aussi un centre d’éducation à l’environnement, sans oublier l’accueil d’activités maraîchères et agricoles qui pourrait fournir en circuit court les habitants de Mont-Saint-Aignan et les salariés de la Vatine.

C’est pourquoi les élu-es écologistes de Mont-Saint ont déposé en Conseil municipal des amendements visant à protéger l’espace du Bel Event, et agissent également à la CREA pour que ce site soit inscrit comme espace agricole protégé dans le cadre du Schéma de cohérence territorial en cours d’élaboration.

Lutte contre les discriminations : Signature du 1er plan d’actions territorial

Mercredi 6 février, Jean-Michel Bérégovoy – Vice-président de la CREA en charge de l’Egalité des Chances et de la lutte contre les discriminations – présentait le Plan Territorial d’actions de prévention des discriminations.

Ce plan suit la création de la délégation « Egalité des chances et lutte contre les discriminations » dont J.M. Bérégovoy a la charge depuis 2008, et la reconnaissance d’intérêt communautaire en conseil de CREA de novembre 2011, du développement d’une politique globale de prevention et de lutte contre les discriminations par le biais de la réalisation de manifestations et l’elaboration d’un plan d’actions. La CREALDE, Commission de lutte contre les discriminations et pour l’égalité créée en 2010, a permis la réalisation de deux diagnostics sur notre territoire.

De ces diagnostics, est né le Plan d’Action Territorial, composé de 72 fiches actions, réalisées et signées par l’Etat, La Région Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime et la CREA, et en concertation avec tous les acteurs du terrain.

Car si la loi sanctionne les discriminations, le rôle des politiques publiques est de les prévenir ; accès à l’emploi, au logement etc. Ces actions sont une première étape, que Jean-Michel Bérégovoy compte bien poursuivre.